Variante internationale • 100 cases • règles FFJD
Le jeu de dames international trouve ses racines dans l'alquerque médiéval transposé sur un échiquier vers le XIIe siècle. Il faudra toutefois attendre le XVIIe siècle pour qu'apparaisse la variante actuelle jouée sur cent cases avec vingt pions par joueur. Baptisée initialement « dames polonaises », celle-ci séduit rapidement la France et l'actuelle Belgique.
Au cours du XIXe siècle, le jeu connaît un véritable âge d'or : cercles, revues et premiers tournois. En 1909, la Fédération française du jeu de dames fixe définitivement les règles modernes.
La richesse stratégique du damier à cent cases, ses prises obligatoires et ses dames « volantes » en font aujourd'hui la variante de référence, reconnue comme l'une des formes les plus élégantes et les plus complexes du jeu de dames.
Le jeu se joue uniquement sur les 50 cases foncées. La plus longue diagonale, joignant deux coins du damier et comprenant 10 cases foncées, se dénomme la grande diagonale.
Le damier doit être placé de sorte que la première case de gauche, pour chaque joueur, soit une case foncée.
Les 20 pions noirs et les 20 pions blancs sont disposés sur les 4 premières rangées de chaque joueur. Les Blancs jouent toujours en premier.
Il existe deux types de pièces : les pions et les dames. Les adversaires jouent un coup chacun à tour de rôle.
Un pion se déplace obligatoirement vers l'avant, en diagonale, d'une case sur une case libre de la rangée suivante (Fig. 2).
Lorsqu'il atteint la dernière rangée, le pion devient dame : on couronne le pion en plaçant dessus un deuxième pion de la même couleur. La dame doit attendre que l'adversaire ait joué au moins une fois avant d'entrer en action.
Une dame se déplace en arrière ou en avant sur les cases libres successives de la diagonale qu'elle occupe. Elle peut ainsi se poser, au-delà de cases libres, sur une case libre éloignée (Fig. 4).
La prise des pièces adverses est obligatoire et s'effectue aussi bien en avant qu'en arrière.
Lorsqu'un pion se trouve en présence, diagonalement, d'une pièce adverse derrière laquelle se trouve une case libre, il doit obligatoirement sauter par-dessus cette pièce et occuper la case libre. La pièce adverse est alors enlevée du damier (Fig. 5).
Lorsqu'une dame se trouve sur la même diagonale qu'une pièce adverse, directement ou à distance, et qu'il existe une case libre derrière cette pièce, elle doit obligatoirement passer par-dessus et occuper, au choix, une des cases libres situées après (Fig. 6).
Lorsqu'au cours d'une prise, la pièce preneuse se trouve à nouveau face à une pièce adverse prenable, elle doit enchaîner les prises (rafle). Les pièces capturées ne sont enlevées du damier qu'à l'issue de la rafle complète.
Au cours d'une rafle par une dame, celle-ci peut changer de diagonale pour capturer d'autres pièces (Fig. 8).
Il est permis de passer plusieurs fois sur une même case libre au cours d'une rafle (Fig. 9).
La prise du plus grand nombre de pièces est prioritaire et obligatoire. Une dame compte pour une pièce, comme un pion : elle ne confère aucune priorité.
Si un joueur commet une irrégularité, son adversaire a seul le droit de décider si elle doit être rectifiée ou maintenue. Exemples d'irrégularités :
Le gain est obtenu par le joueur dont l'adversaire :
La partie est déclarée nulle (remise) dans les cas suivants :