Édition Watilliaux • 1890
La zone orangée au sommet représente la forteresse (17 intersections). Plus large que dans la version classique, elle offre davantage de mobilité aux officiers défenseurs.
Les assiégeants commencent la partie.
Les soldats (assiégeants) avancent d'un point à un autre en suivant toujours les lignes blanches, sans pouvoir ni reculer ni emprunter les lignes noires. Une fois entrés dans la forteresse, ils ne peuvent plus en sortir — ils peuvent cependant s'y déplacer en avant comme en arrière, sur les lignes blanches uniquement.
Les officiers (assiégés) marchent en tous sens d'un point à un autre, sur les lignes blanches ou noires, en avançant ou en reculant sans restriction de direction.
La prise : les officiers prennent les soldats comme aux Dames — en sautant par-dessus un pion derrière lequel se trouve une case vide. La prise est obligatoire ; si plusieurs prises sont possibles, il faut choisir celle qui permet de capturer le plus grand nombre de pions. Les prises peuvent s'enchaîner en avant, en arrière ou de côté.
Les défenseurs chercheront aussi à se retirer dans la forteresse tant que faire se peut, afin d'empêcher les assiégeants d'en occuper toutes les cases.
Variante amplifiée du Jeu d'Assaut classique, cette édition publiée par Charles Watilliaux en 1890 porte l'asymétrie du conflit à une tout autre échelle. Ce ne sont pas moins de cinquante assaillants qui cherchent à s'emparer d'une forteresse défendue par seulement trois officiers.
Comme son aîné, le jeu illustre la confrontation entre la mobilité d'une garnison réduite et la supériorité numérique écrasante de l'adversaire. Le déséquilibre des forces, encore plus marqué que dans la version standard, exige des défenseurs une stratégie d'autant plus rigoureuse et offre aux assaillants un défi tactique renouvelé.
Plateau original illustré par J. Bastin • Lithographié par H. Jannin • Éditions Watilliaux, 1890